« Nous avons aujourd’hui la conviction qu’un homme cherche des chatons gratuits pour les donner à manger à son python. Cela nous révolte et j’ai commencé par
appeler tous les vétérinaires de Brest et des environs pour les prévenir », explique Katia, de l’association Arche de Noé les amis des chats. Son souhait est d’alerter tous les propriétaires de
chatons, afin qu’ils soient vigilants lors d’une demade d’adoption.
« Trop gros pour se satisfaire de rats »
Lors d’une journée d’adoption proposée par l’Arche de Noé dans une animalerie, un individu a appelé le magasin pour savoir si les chatons étaient gratuits. « Je lui
ai expliqué qu’il fallait donner une participation pour les frais engagés pour la vaccination et l’identification. Il m’a répondu que pour ce qu’il voulait en faire cela ne valait pas le coup.
Cela m’a intriguée, j’ai voulu en savoir plus et il m’a répondu qu’il en donnait à manger à son serpent devenu trop grand et trop gras pour se satisfaire de souris ou de rats », explique Audrey,
salariée du magasin. Quelques jours plus tard, une employée de clinique vétérinaire a apporté un autre témoignage troublant. Un homme avait contacté sa famille qui donnait quatre chatons et il
souhaitait en adopter trois. Un chiffre qui a étonné le propriétaire des chats. Et là encore, l’homme a expliqué qu’il nourrissait son python avec des chatons obtenus
gratuitement.
« Probablement un grand serpent »
« Si ce serpent arrive à consommer des proies de la taille d’un chaton sevré, c’est probablement un grand serpent. Pas un python royal qui ne dépasse pas 1,50 m. Mais
il peut s’agir d’un python réticulé pouvant atteindre 9 m, d’un python molure, ou encore d’un python de Seba. Mais pour posséder de tels animaux il faut un certificat de capacité d’élevage,
obtenu auprès des services vétérinaires. On les nourrit d’un lapin une fois toutes les deux ou trois semaines. Les morsures des pythons sont redoutables », explique Pierre Quistinic, responsable
du Terrarium de Kerdanet, à Plouagat (22). « Tous les jours, nous contactons les personnes qui passent des annonces pour donner gratuitement des chatons afin de les alerter. Faire subir un tel
traitement à un animal domestique s’apparente à un acte de cruauté qui peut être poursuivi », conclut Katia, qui espère recevoir encore d’autres témoignages. Association Arche
de Noé, tél. 06.16.64.39.80.
Catherine Le Guen