protection humaine et animale lois a respecter photos forum divers
Pêche au thon rouge: Greenpeace dénonce un quota 2009 trop élevé
Le choix fait lundi soir à Marrakech par l'Union européenne, le Japon, les Etats-Unis et les autres pays membres de la Commission (46 en tout) est "une décision désastreuse et honteuse (...) qui montre l'incapacité de l'ICCAT à adopter la moindre mesure permettant de reconstituer le stock de thon rouge, qui est au bord de l'effondrement", accuse Greenpeace dans un communiqué. D'autres groupes comme le WWF et Oceana font le même diagnostique.
Aujourd'hui, les captures de thon rouge ne représentent plus qu'environ 3 pour cent du total des captures en Méditerranée. Malgré cela, cette espèce a
conservé son importance économique en raison de la forte demande sur le sushi et le sashimi à l'étranger. Rien qu'aux Etats-Unis, la demande annuelle s'établit autour de 24 000 tonnes,
soit plus d'une année entière de captures en Méditerranée.
«Engraissement du thon»
Le problème s'est corsé avec le développement de l'aquaculture fondée sur les captures de thon rouge au stade juvénile. Egalement connue
sous le nom d'«engraissement du thon», cette pratique consiste à capturer de jeunes poissons en mer puis à les enfermer dans des bassins d'élevage où ils sont engraissés en vue de leur
commercialisation.
Selon les estimations de la FAO, la production annuelle de thon rouge grâce à cette technique s'établirait actuellement autour de 25 000 tonnes, soit 10 000 tonnes de plus
qu'il y a à peine cinq ans.
L'engraissement du thon est principalement pratiqué en Croatie, en Espagne, à Malte et en Turquie.
Selon la FAO, cette pratique suscite de vives inquiétudes dans la mesure où, d'une part, elle aggrave une situation rendue fragile par la surexploitation et
que, d'autre part, les prélèvements de jeunes thons se font en catimini, rendant pratiquement impossible toute évaluation précise des stocks.