Lundi 23 mars 2009. L’entreprise indienne TATA a lancé la Nano, la voiture la
moins chère au monde. Au même moment, Greenpeace décide d’envoyer un message fort à l’entreprise qui construit actuellement un port mettant en danger l’espèce, déjà menacée, des tortues
olivâtres.
Chaque année, entre 200 000 et 500 000 tortues parcourent des milliers de kilomètres pour venir déposer leurs œufs sur les plages de Gahirmatha, situées sur la côte est. Ces plages se trouvent à seulement 12 kilomètres de la ville de Dharma qui abrite actuellement le gigantesque chantier d’un port sous l’égide de l’entreprise TATA.
TATA est une des plus grandes multinationales indiennes. A titre d’exemple, la compagnie vient de racheter les marques Land Rover et Jaguar. En Inde, sa
réputation se ternie depuis quelques années, notamment sur le plan de la responsabilité sociale. Le chantier pharaonique du port de Dharma en est un parfait exemple.
Ce que demande Greenpeace
• Qu’une étude fiable et indépendante soit menée afin d’évaluer l’impact et les risques environnementaux liés à la construction du port.
• Que la construction du port soit suspendue durant toute la durée de l’étude.
Pour garantir aux tortues olivâtres la préservation de leur habitat naturel, cliquez ici.
Trafic de viande de baleine : Greenpeace dénonce la censure du gouvernement japonais
une
procédure légale contre la surpêche du thon rouge
Paris, le 17 mars 2009 - Alors que le parlement
européen vient d’entériner le plan de gestion du thon rouge, Greenpeace a lancé une procédure légale à l’encontre du Conseil Européen pour sa gestion lamentable de la pêcherie du thon
rouge.
Greenpeace a déposé une demande formelle devant le Conseil Européen pour qu’il annule l’attribution des quotas communautaires et qu’il décide une clôture de la pêcherie du thon rouge sur l’ensemble de l’année 2009.
Entre 150 000 et 350 000 tortues sont menacées par la construction d’un port situé à Dharma, dans l’Etat de l’Orissa au Sud-est de l’Inde. En effet, l’opération de dragage nécessaire aux travaux de sa construction pourrait endommager de manière irréversible l’un des derniers sites mondial de reproduction des tortues dites « olivâtres » . La tortue olivâtre est une des plus petites espèces de tortues marines. Elle doit son nom à la couleur olive de sa carapace. Cette espèce est en voie de régression… Afin qu’une étude approfondie puisse être menée sur l’impact écologique d’un tel projet, le dragage doit absolument être stoppé.
Prônant le développement durable et le respect de l’environnement la firme multinationale indienne TATA - en charge du projet - vient pourtant
d’annoncer son refus de suspendre ses travaux de construction.
Selon Ashish Fernandes, chargé de campagne Océans pour Greenpeace “Ce refus est en total incohérence avec les engagements de l’entreprise TATA qui s’était engagée à redéfinir son
projet si une menace environnementale était avérée. C’est pourtant chose faite mais TATA s’obstine et ne veut rien entendre !”
Chaque année, entre les mois de décembre et d’avril, des milliers de tortues olivâtres en provenance d’Australie et des Philippines viennent se reproduire dans cette zone. Elles parcourent ainsi des milliers de kilomètres pour atteindre les plages de Gahirmatha et venir se reproduire à l’endroit où elles sont nées. Mais les travaux menés par la construction du port pourraient bien empêcher la nidification de cette espèce déjà menacée. Le taux de mortalité des tortues olivâtres ne cesse d’augmenter au large des côtes de l’Orissa.
Source greenpeace
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